CESSION D'UN LOGEMENT AUTRE QUE LA RESIDENCE PRINCIPALE
JANVIER 2012
L’article 5 de la loi exonère d’impôt sur le revenu la plus-value réalisée lors de la première cession d’un logement, lorsque le cédant n’est pas propriétaire de sa résidence principale et remploie le produit dans l’acquisition de sa résidence principale. L’exonération entre en vigueur le 1er février 2012.
Logements concernés
Sont visées les cessions de logements autres que la résidence principale. Le logement s’entend de tout immeuble bâti affecté à l’habitation (maison individuelle ou appartement dans un immeuble collectif), mais les modalités de son occupation - logement donné en location, occupé à titre de résidence secondaire, laissé à la disposition gratuite de tiers ou laissé vacant - sont sans importance. Ne peuvent donc pas bénéficier de cette exonération les cessions de terrains à bâtir ou de locaux affectés à un usage autre que l’habitation (locaux commerciaux, industriels ou professionnels).
Conditions à respecter
Elles sont au nombre de trois :
Première cession
L’exonération s’applique à la première cession réalisée par le contribuable. Celui-ci ne peut donc en bénéficier qu’une seule fois, mais seules doivent être prises en compte les cessions de logements qui ne constituent pas la résidence principale du cédant.
Cédant non propriétaire de sa résidence principale
Le cédant ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale, directement ou par personne interposée, au cours des quatre années précédant la cession.
Remploi du prix de cession
L’exonération est subordonnée au remploi par le cédant du prix de cession dans l’acquisition ou la construction d’un logement, qu’il affecte, dès son achèvement ou son acquisition si elle est postérieure, à son habitation principale.
Le remploi doit être effectué dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la cession.
En cas d’acquisition de la nouvelle résidence principale, ce délai court donc, en pratique, depuis la date de l’acte notarié de cession du logement exonéré jusqu’à la date de l’acte authentique d’acquisition du nouveau logement.
Le remploi peut n’être que partiel, l’exonération étant alors limitée à la fraction du prix de cession qui est effectivement remployée
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