La Nouvelle Calédonie, située sur la partie Sud-ouest de l’océan pacifique est le plus grand archipel de cette zone géographique.
D’une longueur de près de 400 km pour une largeur de 50 km, sa superficie est de 18 575 km². Elle est composée d’un ensemble d’iles et d’archipels. Elle est centrée autour d’une ile principale, la Grande Terre mais comporte aussi les îles Loyauté (Ouvéa, Lifou, Tiga, Maré) à l’Est, les îles Belep au Nord et l’île des Pins à l’extrême Sud.
Le lagon calédonien a une surface de 24 000 km², ce qui en fait l’un des plus grands du monde.
Le 07 juillet 2008, une grande partie (15 000 km²) a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
La Nouvelle Calédonie jouit d’un climat tempéré que l’on qualifie de « tropical océanique » rythmé par deux saisons avec une température annuelle moyenne de 23 °.
La capitale du pays est Nouméa qui est aussi la ville principale avec plus de 100 000 habitants sur un total d’environ 250 000 recensés. En incluant le Grand Nouméa, la population est de 150 000 habitants soit plus de 60 % de la population du territoire.
La situation politique de la Nouvelle Calédonie est stable. Les Accords de Matignon ont donné un cadre politique reconnu et accepté par tous.
L’État français en Nouvelle-Calédonie
L’État français est représenté par le haut-commissaire de la République. Celui-ci est chargé de garantir les libertés publiques, les droits civiques, le régime électoral, la nationalité, les relations extérieures, le contrôle de l’immigration et des étrangers, la monnaie, le Trésor, les changes, la défense, les dessertes maritimes et aériennes, la justice, la fonction publique de l’État, le maintien de l’ordre, le contrôle budgétaire des provinces. L’Etat est également compétent pour le droit pénal, la communication audiovisuelle, l’enseignement supérieur et la recherche, et la délivrance de diplômes. Jusqu’aux éventuels transferts à venir, l’État est aussi compétent pour la police et la sécurité, la circulation aérienne interne, l’enseignement du second degré et du primaire dans le privé, le droit civil, le droit commercial et la sécurité civile.
La collectivité est organisée autour du congrès et du gouvernement. Il existe aussi un « conseil coutumier ». Le territoire se partage en 3 Provinces.

Le congrès
Il est formé par la réunion d’une partie des membres des trois assemblées de provinces. Composé de 54 conseillers de la Nouvelle-Calédonie, cet organe délibérant élu pour 5 ans se réunit en session ordinaire 2 fois par an, en juin et en novembre. Chaque année, il élit un bureau chargé du fonctionnement de l’institution, une commission permanente permettant d’assurer une continuité en dehors des sessions, et des commissions intérieures ayant chacune une compétence propre.
Il règle, par le vote de délibérations et de lois du pays, les affaires du territoire, car il en est l’organe législatif. Il met en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure signée par un 1/5e au moins des membres. Les délibérations, qui ont valeur réglementaire, interviennent dans les matières de la compétence du territoire. Dans certains secteurs, le congrès peut légiférer par des “lois de pays“ qui ne peuvent être contrôlées que par le Conseil constitutionnel.
Le gouvernement
Il est élu par le congrès pour une durée de 5 ans. Les membres du congrès qui y sont élus cessent d’appartenir à l’assemblée. Le gouvernement dispose du pouvoir exécutif, détenu avant 1999 par le
Haut-commissaire. Son rôle est de préparer et d’exécuter les délibérations du congrès et de prendre les arrêtés réglementaires nécessaires à la mise en œuvre de ses actes. Le mandat du gouvernement se termine à la fin du mandat du congrès qui l’a élu.
Le conseil coutumier
Il représente l’autorité du peuple kanak dans chacune de ses 8 aires, elles-mêmes subdivisées en districts coutumiers, composés de tribus. 2 sénateurs coutumiers sont nommés pour chaque aire, qui élisent leur président une fois par an. Le sénat coutumier est saisi des projets et propositions de lois de pays relatifs à l’identité kanak (terres, signes identitaires, statut civil coutumier).
Les provinces
La Nouvelle-Calédonie compte 33 communes rattachées à 3 provinces : la province des îles Loyauté, la province Nord et la province Sud. Chacune d’elles est compétente dans les domaines suivants : l’adaptation des programmes de l’enseignement primaire, l’entretien des collèges et internats, les aéroports et ports provinciaux, les centimes additionnels aux impôts, la gestion des personnels de province, les programmes de formation professionnelle, l’emploi, la construction et la gestion d’établissements de soins provinciaux, l’application de la réglementation en matière de santé, d’hygiène publique et de protection sociale, l’aide médicale, l’habitat social, la promotion du sport et du tourisme, les décisions d’application de la réglementation concernant les hydrocarbures, le nickel, le chrome et le cobalt, la protection de l’environnement, le droit domanial des provinces et le droit de l’urbanisme et de la construction. Les communes et les provinces ont leurs propres budgets et s’administrent librement par des assemblées élues au suffrage universel direct.
En Métropole, la représentation parlementaire de la Nouvelle-Calédonie est assurée par 2 députés et 1 sénateur.
